L’écriture du roman

Il y a deux étapes très importantes dans cette phase :

– L’écriture :

C’est la partie la plus intéressante et la plus passionnante. J’ai de la chance, les idées me viennent assez facilement, je n’ai pas à me creuser la tête pendant des heures. Dès que je termine un roman, une nouvelle intrigue pointe le bout de son nez, il n’y a plus qu’à approfondir. Le syndrome de la page blanche est pour moi un grand mystère et j’espère qu’il le restera longtemps !

Certains auteurs ont le courage de commencer un roman sans connaître la fin et écrivent au gré du vent, sans savoir vraiment ce qui va se passer. Ils avisent au fur et à mesure et ficèlent leur ouvrage page après page. Je suis bien trop scientifique dans l’âme pour procéder ainsi. J’ai besoin de rigueur pour progresser dans mon histoire, j’ai besoin de savoir où je vais et comment. Lorsque j’ai l’intrigue principale, j’élabore un plan détaillé avec une vingtaine de petites cases à combler, chacune représentant un chapitre, le but étant de créer suffisamment de rebondissements pour tenir au moins 230 pages. C’est une phase qui dure une semaine, peut-être deux, et que je travaille avec une amie. Dès que Maïté a validé mon plan, je commence à écrire ! Et là, c’est un pur plaisir. Mes doigts pianotent sur le clavier et ne s’arrêtent plus. Les petites cases deviennent des gros conteneurs que je remplis selon l’inspiration du moment. Parfois, le sujet est complexe, je dois me renseigner sur Internet ou même interroger des personnes spécifiques et, parfois, je laisse juste mon imagination faire le travail. Souvent, j’améliore mes idées en cours d’écriture et je dévie de mon plan initial, ce qui permet à Maïté d’avoir un peu de suspense malgré qu’elle connaisse la fin.

Trois acolytes, Maïté, Lalo et Anne m’accompagnent dans cette étape et lisent mes chapitres par trois ou quatre. Elles sont là pour repérer les incohérences, signaler des passages inutiles ou, au contraire, m’encourager en confirmant que l’effet que je recherche est atteint. Plus ça va, moins elles ont de remarques, ce qui signifient que, soit elles en ont marre (ce que je n’espère pas), soit je m’améliore ! Je préfère me convaincre de cette dernière idée.

Écrire un chapitre demande environ quatre à cinq heures, comme par hasard, le temps d’un trajet Quimper-Paris. J’ai rarement vu le voyage passer aussi vite que dernièrement, quand j’étais installée sur un strapontin d’entre-wagon, l’ordinateur branché à la seule prise électrique du train !

Le premier jet d’un roman me prend quatre à cinq mois (sauf pour premier, j’ai mis un mois et demi…). C’est long, et en même temps très court. Mettre le premier point final est toujours un moment riche en émotion, même si je sais que je retrouverai mes personnages pour la relecture.

– La correction :

Je ne relis jamais un livre immédiatement après l’avoir fini. J’aime faire une pause de quelques mois pour prendre du recul. Pendant ce temps, je reviens sur un autre projet (c’est pour ça que j’en ai souvent deux en même temps) et je laisse le bébé tout frais entre les mains de ma première correctrice, Anne.

J’ai remarqué que les coups de crayon rouge étaient nombreux sur le premier tome de Sans Toi, mais beaucoup moins présents sur le troisième… il y a du progrès !

Quand Anne a terminé, je commence ma première relecture. Je passe environ deux heures par chapitre à corriger les fautes qu’elle a repérées et à chasser les phrases mal formulées, les lourdeurs, les incohérences, les problèmes de ponctuation, les manques de fluidité, les mots inutiles, les manques d’explication. Lire à haute voix m’aide beaucoup dans cette phase. Puis, j’envoie le manuscrit à Sonia, nouvelle recrue en tant que correctrice, qui m’aide sur les formulations, ainsi qu’à quelques lectrices, en croisant les doigts pour que l’intrigue plaise et que je n’aie pas trop de choses à changer. Un à deux mois plus tard, lorsqu’elles ont terminé, je m’y remets ! Une à deux heures par chapitre, pour effectuer les changements nécessaires. Ensuite, je me lance dans une lecture sur tablette pour changer la configuration visuelle. Cela laisse parfois apparaître des erreurs cachées sur l’ordinateur. Si j’ai fait des modifications, je relis, encore une dernière fois, avant de l’envoyer à ma dernière correctrice, Noëlle, qui s’est récemment portée volontaire pour m’aider sur l’orthographe et atteindre le zéro faute !

Anne, Sonia, Noëlle…

un grand MERCI !

Sans vous, il aurait été totalement impossible de publier un livre digne de ce nom.


Le roman est maintenant prêt à être publié !

1 réflexion au sujet de “L’écriture du roman”

  1. Je trouve très bien que tu n’aies pas de problèmes de pages blanches. Et c’est également bien que tu aies accès à plusieurs relectrices ! Cela me ferait plaisir d’être lue par toi, peut-être mes histoires pourraient te plaire… Je suis moi-même écrivain, même si je n’ai pas encore franchi le cap de me tourner vers une maison d’édition.

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